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OBÉSITÉ ET FÉCONDATION IN VITRO

 Un risque accru d’échec ?

Il existe une augmentation de la prévalence mondiale de l’obésité ces trente dernières années avec plus de la moitié des femmes en période d’activité génitale en surpoids (indice de masse corporelle : IMC > 25) ou obèses (IMC > 30).




Crédit image : Gatito

Il est connu que l’obésité féminine est associée à un risque augmenté d’évènements indésirables obstétricaux (fausses-couches spontanées, hypertension artérielle, pré-éclampsie, etc.), mais aussi à des troubles de la fertilité avec des temps de conception spontanée plus longs et de moins bons résultats en procréation médicalement assistée, notamment par fécondation in vitro (FIV).

Le but de cette revue de littérature et méta-analyse a été d’évaluer l’association entre l’obésité féminine et le taux de naissance vivante (Live Birth Rate: LBR) après une FIV.
Le critère de jugement principal (CJP) a été le taux de naissances vivantes après une FIV chez des patientes obèses comparées à des femmes de poids normal.



Vingt-et-un articles, tous des études de cohorte, ont été inclus dans la méta-analyse et ils concernaient en majorité des femmes américaines.
Les résultats ont montré une diminution significative du nombre de naissances vivantes après FIV dans le groupe des patientes obèses comparé au LBR des femmes de poids normal (risk ratio = 0,85 ; intervalle de confiance à 95 % [IC] = 0,82-0,87).

L’obésité a un impact négatif sur le taux de naissances vivantes après FIV

Des analyses de sous-groupes prévues a priori en fonction du cycle de FIV où était obtenue la grossesse, de l’origine ovocytaire (propre ovocyte ou don), du type d’embryon transféré (frais ou congelé) et enfin du statut ovarien (syndrome des ovaires polykystiques : SOPK, ou pas) ont été réalisées, objectivant les mêmes résultats (sauf dans le groupe n’évaluant que des femmes sans SOPK où il n’a pas été mis en évidence de différence du LBR entre patientes obèses et de poids normal).

Cette méta-analyse basée sur l’évaluation de 682 532 cycles de FIV montre donc que l’obésité féminine a un impact négatif significatif sur le taux de naissances vivantes après FIV.




Crédit image : Fotomelia.com

Si ce résultat est largement retrouvé dans la littérature, le bénéfice éventuel d’une perte de poids (régime ou chirurgie bariatrique) n’a pas encore été démontré dans le cadre de la fertilité des femmes obèses en procréation médicalement assistée et cet aspect nécessite des études supplémentaires.

Marion Aupomerol
22 octobre 2019


Sermondade N, et al. Female obesity is negatively associated with live birth rate following IVF: a systematic review and meta-analysis. Hum Reprod Update. 2019 Jul 1;25(4):439-451. doi: 10.1093/humupd/dmz011.

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