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FONCTION SEXUELLE DE LA FEMME MÉNOPAUSÉE

 Les thérapies vaginales alternatives

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Une vie sexuelle épanouie est importante à tout âge. Or, la carence œstrogénique induite par la ménopause est source de nombreux inconforts dont le syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGM), entrainant lui-même des troubles de la fonction sexuelle féminine. Même si la thérapeutique pour l’instant la plus adaptée reste le traitement par œstrogènes vaginaux (OV), de plus en plus de femmes sont réticentes à les employer (exposition hormonale, effets au long terme, risque de cancer, etc).



Crédit image : Iroises communication Source : unsplash-logoléa b

Le but de cette étude était d’évaluer l’efficacité sur la fonction sexuelle de thérapeutiques vaginales non œstrogéniques (non hormonales : lubrifiants, crèmes, acide hyaluronique, phyto-œstrogènes, lidocaïne, Laser ou hormonales : androgènes et ocytocine), utilisées en alternative à des OV chez des femmes ménopausées présentant un SGM.

Les données de 3 689 femmes analysées

Ce travail est une revue de la littérature et une méta-analyse de vingt-neuf essais randomisés ayant évalué l’efficacité de ces thérapeutiques alternatives, incluant 3 689 femmes. Les évènements pris en compte ont été les dyspareunies, la sécheresse vaginale, l’orgasme et la fonction sexuelle globale.

En raison de l’hétérogénéité des traitements testés parmi ces différents essais et des nombreuses données manquantes, il a été difficile d'avancer des conclusions. Les seuls topiques non hormonaux ayant pu être étudiés sont les lubrifiants locaux, dont l’efficacité est apparue significativement inférieure aux OV (3 études , 138 femmes et un écart moyen standardisé [EMS] de -0.64 ; intervalle de confiance à 95 % [IC] : -1.1 à -0.18 en faveur des OV). La déhydroépiandrostérone (DHEA) topique à la dose de 0,5 % a permis une amélioration significative concernant les dyspareunies et la sécheresse vaginale comparée à un placebo (4 études, 892 femmes, EMS : 0.46 ; IC : 0.21-0.71), sans amélioration sur l’orgasme. Enfin, les scores de satisfaction sexuelle ont été les mêmes avec de la testostérone topique ou des OV.

De multiples biais éventuels

Il est essentiel de noter le nombre important de données manquantes (dyspareunies/sécheresse vaginale évaluées dans 72 % des essais, fonction sexuelle dans 45 % et orgasme dans 28 % d'entre eux). Dans la revue de tous ces essais, le symptôme le plus étudié a été la dyspareunie qui, même si elle est un vecteur majeur de difficulté sexuelle, ne traduit pas à elle seule la fonction sexuelle globale. Enfin, comme dans de nombreuses méta-analyses, les différents designs de ces essais (certains versus placebo, d’autres versus OV, etc.), les échelles de mesures variées ainsi que les différentes populations ne permettent pas une comparaison dénuée de biais.

Il n’est donc pas possible de tirer de conclusion de certitude de cette revue avec méta-analyse et d’autres études seront nécessaires afin de mieux répondre aux questions qui persistent concernant ce panel de thérapeutiques à disposition des patientes.

Marion Aupomerol
26 juin 2019


Pitsouni E, et al. Efficacy of vaginal therapies alternative to vaginal estrogens on sexual function and orgasm of menopausal women: A systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials; Eur J Obstet Gynecol Reprod Biol 2018 Oct;229:45-56. doi: 10.1016/j.ejogrb.2018.08.008. Epub 2018 Aug 6.

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