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TABAC ET FÉCONDABILITÉ

 Une étude prospective préconceptionnelle

La consommation féminine de tabac ne cesse d’augmenter et son impact négatif sur la fertilité est reconnu. La dose et la durée du tabagisme à partir desquelles il devient nocif pour la capacité reproductive demeurent, en revanche, difficiles à préciser.

L’objectif de cette étude a été de rechercher à partir de quelle consommation (durée et intensité) le tabagisme était susceptible de réduire la fécondabilité.




Crédit image : unsplash-logoSunrise

Cette étude de cohorte prospective menée en préconceptionnel, entre 2013 et 2018, sur une base de données Internet nord-américaine (PRESTO : Pregnancy Study Online), a rassemblé 5 473 femmes entre 21 et 45 ans et 1 411 hommes de plus de 21 ans, prévoyant une grossesse. La grossesse a été recherchée tous les deux mois, à partir d’un questionnaire de suivi par Internet (grossesse en cours ou fausse couche spontanée depuis le dernier questionnaire).
Des ratios de fécondabilité (RF) ont été calculés pour chaque patiente, ils ont été ajustés par la suite en fonction des données démographiques, comportementales, médicales, reproductives et diététiques.

La consommation active (régulière ou occasionnelle) de tabac a été de 10,7 % chez les femmes avec 28 % d’entre elles consommant plus de dix cigarettes/jour.
Une baisse de la fécondabilité a été objectivée concernant les patientes fumeuses actives régulières (RF non ajusté = 0,81 ; intervalle de confiance à 95 % [IC] = 0,68-0,95) et les fumeuses actives occasionnelles (RF non ajusté = 0,78 ; IC = 0,64-0,94), mais une perte de significativité après ajustement a été observée (respectivement, RF ajusté = 0,90 ; IC = 0,77-1,07 et RF ajusté = 0,88 ; IC = 0,73-1,06).
Concernant les anciennes fumeuses, les résultats sont restés significatifs après ajustement (RF non ajusté = 0,87 ; IC = 0,79-0,96 ; RF ajusté = 0,89 ; IC = 0,81-0,98) et la fécondabilité a semblé diminuer d’autant plus que la consommation avait été intense et prolongée (RF ajusté = 0,72 ; IC = 0,53-0,98).

Une tendance à la diminution de la fécondabilité chez les fumeuses

On retrouve, par conséquent, dans les résultats de ce travail, une tendance à la diminution de la fécondabilité chez les patientes fumeuses (résultats significatifs avant ajustement mais devenant non significatifs après), particulièrement à partir d’un tabagisme supérieur à dix cigarettes/ jour pendant plus de dix ans après comparaison avec des femmes n’ayant jamais fumé.

Cependant, ces données restent des tendances ; le faible taux de fumeurs ayant une consommation de tabac intense et prolongée a mis en évidence une population sous-représentée (perdus de vue, consommations sous-rapportées dans les questionnaires), entraînant une vraie limite pour l’extrapolation de ces résultats.
Ainsi, d’autres études incluant, par exemple, un échantillon de fumeurs plus important permettant une meilleure analyse des sous-catégories de durée et d’intensité de consommation, seraient nécessaires pour tirer des conclusions mieux étayées.

Marion Aupomerol
30 août 2019


Wesselink AK, et al. Prospective study of cigarette smoking and fecundability. Hum Reprod. 2019 Mar 1;34(3):558-567. doi: 10.1093/humrep/dey372.

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