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ONCOLOGIE - CANCÉROLOGIE
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Cancer et nutrition : un résultat en faveur de l’origine biologique des aliments

À travers le monde, le nombre de nouveaux cas de cancer a été estimé à plus de 14 millions en 2012 et le cancer reste une des premières causes de mortalité en France. Parmi les facteurs de risques environnementaux de cancer, l’exposition aux pesticides est un sujet d’intérêt grandissant.

En parallèle, le marché de l’alimentation biologique continue de se développer rapidement dans les pays européens, propulsé par des préoccupations environnementales et de santé. Du fait de leur faible niveau d’exposition aux pesticides, les grands consommateurs de nourriture biologique auraient un risque plus faible de développer un cancer.


Crédit image : Iroises communication.

L’objectif de cette étude prospective française de cohorte a été l'évaluation du lien entre la fréquence de consommation d’aliments d’origine biologique et le risque de développer un cancer.

Les participants devaient déclarer leur fréquence de consommation (« jamais », « occasionnellement », ou « la plupart du temps ») vis-à-vis de seize produits issus de l’alimentation biologique (fruits ; légumes ; produits à base de soja ; pain et céréales ; farine ; œufs ; graines et légumineuses ; produits laitiers ; viande et poisson ; huiles végétales et condiments ; plats préparés ; café, thé, et tisane ; vin ; biscuits, chocolat, sucre et confiture ; autres aliments ; compléments alimentaires). Deux points ont été alloués pour « la plupart du temps », un point pour « occasionnellement » et 0 point pour « jamais »). Un score d’alimentation biologique a ainsi été calculé, entre 0 et 32, avec un suivi de mai 2009 à novembre 2016.

Association entre consommation alimentaire d’origine biologique et diminution du risque de cancer

68 946 participants français furent inclus (femmes 78 % ; âge moyen à l’inclusion : 44,2 ± 14,4 ans). Parmi eux, 1 340 cas de premier cancer incident furent identifiés pendant la période de suivi, dont 459 cancers du sein, 180 cancers de la prostate, 135 cancers cutanés, 99 cancers colorectaux, 47 lymphomes non-hodgkiniens et 15 autres lymphomes. Les scores élevés de consommation d’alimentation biologique ont été inversement liés au risque global de développer un cancer (hazard ratio pour le quartile 4 vs quartile 1 : 0,75 ; intervalle de confiance à 95 % [IC] : 0,63-0,88 ; p ‹ 0,001 ; réduction absolue de risque : 0,6 % ; hazard ratio pour une hausse de 5 points : 0,92 ; IC : 0,88-0,96).


Crédit image : Fotomelia.

Une fréquence élevée de consommation d’aliments d’origine biologique est apparue associée à une diminution du risque de développer un cancer en général, et en particulier pour certains types spécifiques tels que le cancer du sein post-ménopausique, le lymphome non–hodgkinien et les autres types de lymphomes. D’autres études sont maintenant nécessaires pour étudier le degré d’exposition et pour confirmer ces résultats.

Marjolaine Baude
14 05 2019

Référence

  • Baudry J, et al. Association of Frequency of Organic Food Consumption With Cancer Risk: Findings From the NutriNet-Santé Prospective Cohort Study. JAMA Intern Med. 2018 Dec 1;178(12):1597-1606. doi: 10.1001/jamainternmed.2018.4357.

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