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Syndrome coronaire aigu ; un effet protecteur des acides gras poly-insaturés ?

L'apport alimentaire en poisson gras chez l'homme, même en faible quantité, est associé à une diminution du risque de syndrome coronaire aigu.

Les apports alimentaires en poissons gras et maigres de 57 053 hommes et femmes, entre 50 et 64 ans, ont été évalués par l'intermédiaire du questionnaire détaillé concernant les habitudes alimentaires proposé dans le cadre de cette étude de population danoise. La consommation moyenne de poisson a été de 42 g/j pour les hommes et de 35 g/j pour les femmes.

La survenue d'un syndrome coronaire aigu (SCA) a été mise en évidence en analysant la base de données nationale et 1 122 cas (854 hommes et 268 femmes) ont ainsi été identifiés au cours d'un suivi moyen de 7,6 ans.

Dans la population masculine, la consommation de poisson gras est apparue corrélée à un risque abaissé de SCA, dès qu'elle a été au delà de 6 g/j. Il n'a pas été noté de bénéfice supplémentaire en cas d'apport plus important et la consommation de poisson maigre n'a pas été associée à une diminution du risque de SCA. Chez la femme, l'analyse doit être interprétée avec prudence en raison du faible nombre de SCA, mais il est apparu une diminution du risque, quoique non significative, pour les apports les plus importants.

La consommation de poissons gras, riche en acides gras poly-insaturés, avait déjà été associée à une diminution du risque cardiovasculaire, mais jamais dans une population européenne, et cette large étude semble en confirmer l'intérêt.

HG

Bjerregaard LJ, et al. Fish intake and acute coronary syndrome. Eur Heart J 2010;31:29-34.


 

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