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03/06/17

Le cancer de la prostate sur Twitter


Cette recherche originale réalisée conjointement par des urologues de Francfort (Allemagne), New York (EU) et Melbourne (Australie), et signalée sur son compte Twitter par Rémy Teston (@rteston) [1], est une analyse qualitative et quantitative des tweets concernant la cancérologie en urologie en 2014, identifiés par un hashtag.

Les hashtags sélectionnés ont été #prostatecancer, #bladdercancer, #kidneycancer et #testicularcancer, Les outils d’analyse utilisés ont été Symplur, Tweet Archivist et Twitonomy.

L’activité Twitter dans le domaine défini , avec 100 987 tweets publiés par 39 326 participants de 41 pays sur 6 continents, a augmenté de 41 % en 2013 et de 122 % en 2014, avec 39 % d’usage exclusif de terminal mobile et seulement 29 % d’ordinateurs de bureau.

Le cancer de la prostate a été, très nettement, le plus souvent mentionné : 6 603 ± 2 183 pour #prostatecancer, 866 ± 923 pour #testicularcancer, 457 ± 477 pour #bladdercancer et 401 ± 504 pour #kidneycancer. Les mots le plus souvent utilisés dans les tweets concernés ont été awareness (sensibilisation), cancer et risk.
Les organismes de santé ont été les influenceurs les plus importants dans 58 % des cas, tous cancers confondus. Les médecins se sont exprimés préférentiellement avec les mots-clés #prostatecancer et #kidneycancer (9 % chacun). Les discussions marquées des hashtags #kidneycancer (57 %) et #testicularcancer (50 %) ont été plus fréquemment choisies par les influenceurs comme par les contributeus individuels.

Forts de ces résultats attestant la croissance de l’intérêt public pour l’oncologie urologique sur le réseau social, les auteurs concluent que Twitter constitue un outil de communication prometteur dans le cadre du système de soins. Cette assertion ne constitue certes pas une nouvelle pour les aficionados : un réseau social est, par essence, un outil de communication et il peut, bien entendu, être utilisé en médecine et santé. Néanmoins, la population présente sur Twitter n’est pas le reflet de celles d’autres réseaux sociaux, avec une tranche d’âge plus élevée, ou celui de la population générale, avec un niveau d’études globalement plus important, et il n’est pas certain que les préoccupations des utilisateurs du réseau soient systématiquement conformes à celles du public.

1. Borgmann H., et al. Activity, content, contributors, and influencers of the twitter discussion on urologic oncology. Urologic oncology 2016;34:377-83.
Le cancer de la prostate sur Twitter


Par: Henri Gracies
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