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Gastro-entérologie - information
Cancer du côlon : qui dépister ?
En France, le cancer rectocolique est le plus fréquent des cancers dans lensemble de la population.
On estime à 33 500 environ le nombre de nouveaux cas par an dont 21 500 (65 %) sont des cancers du côlon. Dans la majorité des cas, le cancer rectocolique se développe à partir dune lésion précancéreuse : ladénome, couramment appelé « polype ». La transformation de ladénome en cancer prend habituellement 10 à 20 ans.
Le dépistage et lablation des adénomes constitue un moyen de prévention efficace du cancer rectocolique. Le dépistage des adénomes repose actuellement sur la coloscopie, qui permet aussi très souvent de les enlever.
Selon les recommandations issues de la conférence de consensus qui sest à tenue Paris, en janvier 1998, sur la prévention, le dépistage et la prise en charge des cancers du côlon, il est conseillé un coloscopie de dépistage chez tout apparenté au premier degré (parent, enfant, fratrie) dune personne atteinte de cancer colorectal avant lâge de 60 ans, ou si deux parents au premier degré sont atteints dun cancer colorectal quel que soit lâge du diagnostic. La coloscopie est faite à partir de 45 ans ou 5 ans avant lâge du diagnostic du sujet-index. Après une coloscopie normale, une surveillance tous les 5 ans est suffisante. En cas de cancer colorectal après 60 ans, il est difficile de conseiller une stratégie dans létat actuel des connaissances.
Seul le dépistage chez les personnes indemnes de pathologie colique et nappartenant pas à une famille atteinte dune maladie génétique prédisposant au cancer colique (polypose adénomateuse familiale, cancers coliques héréditaires sans polypose) est ici envisagé.
jfh 99
Source : Hôpital privé de Paris Essonne - Les Charmilles.
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